« Moi, un homme, devais-je vraiment recourir à de telle ruse pour berner un singe? »

Résultats de recherche d'images pour « la planète des singes pierre boulle »Trois hommes partent pour un très long voyage en direction de l’étoile Bételgeuse. De leur vaisseau, ils découvrent une planète ressemblant curieusement à  la Terre. Ils remarquent des villes et des routes les reliant. Ils décident donc de s’y poser pour aller explorer cette nouvelle planète surprenante. Par contre, la stupéfaction est grande pour Ulysse et ses compagnons de voyage : la planète est habitée par des singes évolués et sophistiqués …

Que deviendra Ulysse alors qu’il est capturé par des singes et enfermé dans une cage comme un vulgaire animal ?

Mon avis :

Ce court roman est très impressionnant. Comme plusieurs amateurs de cinéma, j’ai vu les films les plus anciens comme les plus récents. Ils ont marqué des générations. Ainsi, c’est avec les films en tête que je commence ma lecture.

La planète se trouve devant eux. Ils partaient originalement pour une étoile prometteuse, ils découvrent une planète étrangement semblable à la Terre. Le roman commence par la découverte du manuscrit écrit d’Ulysse Mérou. Il est trouvé par deux gens en vacance dans une bouteille laissée à la dérive dans l’espace. Dès lors, le lecteur est entraîné dans l’incroyable aventure de ce journaliste parti dans un vaisseau cosmique vers l’étoile Bételgeuse. Une aventure qui sera se montrer surprenante ! Lire la suite

« Sentir battre en moi un cœur régulier. »

Résultats de recherche d'images pour « le coeur régulier olivier adam »Depuis l’annonce de la mort de Nathan, son frère, Sarah se distancie de plus en plus de sa propre vie qu’elle jugeait alors si parfaite. Perdue et désemparée, elle décide de partir au Japon suivre les traces de ce frère  instable. Dans ce pays si éloigné, Nathan avait trouvé une certaine paix intérieure.

Ainsi, en parcourant le cheminement de son frère, Sarah espère pouvoir se rapprocher de lui une dernière fois et se retrouver elle-même, peut-être, par la même occasion. Cela ne se fera pas sans danger ni émotion!

Mon avis :

Ce livre est le deuxième roman d’Olivier Adam que je lis. J’étais très agréablement surprise du premier et je n’ai pas été déçue du second. Bien au contraire, j’ai été captivée du début à la fin. Olivier Adam a une plume et une formule narrative uniques que donnent une force particulière à l’histoire et procurent des émotions indescriptibles à la lecture. L’écriture poétique, simple et touchante fascine. Elle enrobe le lecteur pour l’introduire et l’inclure au récit. Lire la suite

« Si on peut le faire, Cann le fera. »

Résultats de recherche d'images pour « dans son ombre seymour »Dans le crime organisé londonien, Mister est l’ennemi public no 1 de l’Église. Ce dernier règne en maître absolu sur le trafic des drogues durs. Les forces de l’ordre croyait l’avoir enfin attrapé. Pourtant, Mister est maintenant libre. Avec l’aide de son avocat, l’Aigle, il déjoue les autorités policières par des voies légales ou par des méthodes criminelles. Il est sans pitié pour ses adversaires.

Ainsi, l’Église vient de subir un cuisant revers avec la libération de Mister. L’organisation devait amener cet important criminel devant la justice. Dès lors, l’équipe d’enquête est démantelée pour qu’une nouvelle soit constituée de nouveaux membres : une équipe qui se devra d’être intransigeante, incorruptible et compétente. Une équipe qui sera faire tomber la cible 1. Au centre des opérations de surveillance, il y a Joey Cann.

Après cet échec, la pression se resserre autour de l’Église ; elle doit réussir. Lorsqu’un ancien de l’Église découvre que Mister doit quitter Londres dans les prochains jour pour Sarajevo, l’organisation décide de le faire suivre par des agents. Que va-t-il faire là-bas ? Lâchera-t-il sa surveillance loin de chez lui ?

Mon avis :

Cela fait quelques temps déjà que j’ai lu ce roman, pourtant il reste bien ancré dans ma mémoire. À l’opposé des suspenses hors d’haleine aux péripéties trop nombreuses tirées à quatre épingles, ce roman prend bien le temps de s’installer et de tendre toutes les ficelles une à une pour vous plonger dans une chasse à l’homme. Gerald Seymour offre un roman dans lequel il est primordial de regarder derrière vous quand vous marcher dans les rues.
Lire la suite

« Parfois le sang y semblait plus abondant que l’eau. »

Résultats de recherche d'images pour « la mer cruelle livre »La guerre se passe aussi sur les mers. La nation qui prendra le contrôle des océans aura un avantage considérable sur son adversaire pour la victoire. Ainsi, la Royal Navy apporta les mesures et les sacrifices nécessaires pour parvenir à transporter les matériaux et ravitailler les troupes engagées contre les ennemis de l’Angleterre, partout dans le monde.

La Mer cruelle raconte l’histoire d’un équipage et de deux navires sillonnant les cinq années de guerre difficiles et meurtrières. Les traversées demandent un niveau d’énergie gigantesque et de la vigilance constante pour livrer les précieux navires de marchandises à travers l’Atlantique. Les dangers sont omniprésents et silencieux. En effet, les attaques de sous-marins allemands sont régulières et dévastatrices pour la marine britannique. Elles causent énormément de dégâts et de tragédies humaines.

Mon avis :

La Mer cruelle est un roman d’une précision incroyable sur les détails de la vie et de l’organisation d’un bateau de la Royal Navy durant la Seconde Guerre mondiale. Le lecteur prend conscience alors des lourdes tâches accomplies par ses hommes qui, avant la guerre, occupaient des métiers n’ayant aucun lien avec la Navy. Ils étaient souvent volontaires. Ainsi, le lecteur vit la réalité de ses hommes qui ont fait la Seconde Guerre mondiale, particulièrement celle des officiers de corvette qu’il suivra tout au long du roman. Par contre, du fait de sa propre expérience de combat, Nicholas Monsarrat parcourt beaucoup moins les autre échelons de la hiérarchie. Le récit se concentre sur le commandement. Lire la suite

« Je vais bien, ne t’en fais pas. »

Résultats de recherche d'images pour « je vais bien ne t'en fais pas olivier adam »Claire travaille au Shopi comme caissière. Elle vit dans le quartier préféré de son frère. Un autre lettre de Loïc vient d’arriver. Elles sont rares, Claire les attend avec impatience. Impossible de pardonner, il ne rentrera pas. Il lui dit qu’il l’aime.

Claire venait de terminer son BAC. À son retour de vacances, Loïc n’était plus là. Il était parti, disparu. La raison qu’ils lui donnèrent et qu’elle ne crût que partiellement était une dispute entre son père et son frère.

Un jour, elle reçoit une lettre de Loïc postée de Portbail. Demain, elle s’y rend. Elle veut le voir et lui parler, mais surtout comprendre sa disparition.

Mon avis :

Quelle surprise que ce roman d’une grande beauté et puissance! Bien honnêtement, je ne m’attendais pas à trouver autant de profondeur, de justesse et de sentiments dans ce petit roman de 156 pages.

Ce roman d’Olivier Adam aborde comme thématique l’amour fraternel. Le départ soudain et inexpliqué du frère plonge Claire dans une profonde détresse qui l’empêche dès lors de vivre. Elle est coupée de son oxygène. Depuis, elle vit dans l’ombre de ce frère absent jusqu’à s’approprier la vie espérée de Loïc (par exemple, elle emménage dans son quartier préféré). Il était au centre de son monde, son noyau et sa gravité qui la gardait à la surface et dans sa réalité. Ainsi, après son départ, elle perd pied et entame une longue glissade dans l’abysse de la dépression. Pour accepter l’absence de son frère, Claire vit pour et par ses souvenirs de lui. Rien n’a plus vraiment de sens ou vraiment d’importance. Lire la suite

Méchantes menteries et vérités vraies

Résultats de recherche d'images pour « Mechantes menteries et vérités vraies »Dans ce recueil de contes, Jean-Pierre April livre une variété d’histoires impressionnantes, drôles ou effrayantes, mais tout aussi savoureuses les unes que les autres. L’auteur québécois s’est inspiré grandement d’histoires ou de personnages incroyables qui ont marqué fortement l’imaginaire collectif des Centricois (habitants du Centre-du-Québec).

Mon avis :

Au Québec, l’univers du conte reprend tous ses galons et toute la place qu’il mérite. De nombreuses histoires passionnantes provenant de nos traditions orales restent trop longtemps ignorées du public. Il est primordial de transmettre ses récits et ses contes aux générations futures. La transmission devrait passer par l’écrit, pour assurer leurs survies. Ce recueil arrive donc entre mes mains à un excellent moment!

Lire la suite

Nouvelle lecture : Danser au bord de l’abîme (Grégoire DELACOURT)

Résultats de recherche d'images pour « danser au bord de l'abîme »« Emma, quarante ans, mariée, trois enfants, heureuse, croise le regard d’un homme dans une brasserie.

Aussitôt, elle sait. »

JC Lattès publie le tout nouveau roman de Grégoire Delacourt, dont le résumé est aussi énigmatique qu’intriguant. Il faut donc ouvrir le roman pour découvrir ce qui arrivera réellement à Emma. Je m’y plonge!

Année de parution : 2017

Nouvelle lecture : Méchantes menteries et vérités vraies

Résultats de recherche d'images pour « méchante menteries et vérités vraies »« Le propre du conte est de rendre vraisemblable ce qui ne l’est pas nécessairement. C’est peut-être aussi l’inverse. Jean-Pierre April l’a bien compris avec Méchantes menteries et vérités vraies, un recueil pour le moins savoureux et juste assez irrévérencieux, inspiré d’histoires et de personnages colorés ayant marqué l’imaginaire des Centricois (habitants du Centre-du-Québec). Odélide, jeune martyre canadienne, pardonne à celui qui veut la violer, un cultivateur ne parvient pas à dompter son premier tracteur et une putain refuse de quitter son bordel en flammes. Mais ce n’est pas tout: l’écrivain-conteur révèle enfin la vraie vérité sur le but refusé d’Alain Côté ! »

Année de parution :  2015

Éditeur : Septentrion (Collection Hamac)

 

J’étais parvenue à me convaincre que j’étais un garçon et je tenais à ce qu’on m’appelle Joe.

Résultats de recherche d'images pour « la petite et le vieux »« Elle se nomme Hélène, mais se fait appeler Joe parce qu’elle veut vivre en garçon comme lady Oscar, son héroïne de dessins animés préférés qui est le capitaine de la garde rapprochée de Marie-Antoinette. Comme elle, elle aimerait vivre à une autre époque et réaliser de grands exploits, car elle a l’âme romantique et un imaginaire avide de grands drames. Mais elle doit se contenter de passer les journaux, puis de travailler comme serveuse dans une salle de bingo. Après tout, au début du roman, elle n’a que huit ans, même si elle prétend en avoir dix.

Hélène a trois sœurs, un père très occupé à être malheureux et une mère compréhensive mais stricte qui ponctue ses phrases d’un «C’é toute» sans réplique. Elle vit dans un quartier populaire peuplé de gens souvent colorés dont le plus attachant est sans nul doute son nouveau voisin, Monsieur Roger, un vieil homme qui rêve de mourir. Il passe ses journées à boire de la bière, mais il accourt dès qu’on a besoin de lui. Hélène et lui développent une amitié indéfectible » (résumé de l’éditeur).

Résultats de recherche d'images pour « la petite et le vieux marie bq »

Mon avis :

Dans ce roman de Marie-Renée Lavoie, une femme, la petite, revient sur des événements s’étant déroulés lorsqu’elle avait 10 ans. Elle pose un regard de femme mûre sur des moments qui marquèrent sa jeunesse : sa rencontre avec Roger, le vieux. Avec une galerie de personnages originaux et dynamiques, l’auteure québécoise nous entraîne joyeusement dans la vie rebondissante de cette jeune fille.

Rapidement dans l’histoire, une grande sympathie pour la jeun Hélène s’installe. La sensibilité de cette jeune fille pour les injustices sociales qui touchent son quartier et les réalités familiales difficiles qui la touchent elle aussi. L’amitié improbable entre Roger et la petite est touchante et agréable à lire. Cela nous apprend que malgré la différence d’âge et du sexe, deux individus peuvent développer une connivence forte et vitale.

Lire la suite

Vous êtes assis dans la bibliothèque de l’Université de Tasmanie…

Résultats de recherche d'images pour « bunyip louis carmain »

Ma première rencontre avec cet auteur québécois se fit avec son premier roman, Guano, qui fut une belle surprise. Ainsi, lorsque son deuxième livre fut publié, la perspective d’une nouvelle aventure s’est immédiatement emparée de moi. Aucune déception!

« Vous êtes photographe et vous partez à la recherche d’une frégate japonaise échouée sur l’île de Bougainville. Mais c’est plutôt une séduisante Taïwanaise, puis des guérilleros que vous trouvez sur votre chemin. Bientôt, ils deviennent vos geôliers. Et pendant que vous tergiversez dans votre cage de bambou, hésitant entre diverses formes d’évasion, l’épave disparue continue de se désagréger, comme tout le reste. »

L’avis :

Roman anecdotique, ce livre ne fait pas partie de la grande histoire, mais plutôt de la petite histoire qui écrit la grande. Dans les années 80, Timothée part à la recherche d’une épave japonaise que personne n’arrive à retrouver depuis quatre décennies. Il veut la photographier dans le but de sauver le magazine pour lequel il travaille. Lire la suite